Samedi dernier, nous avons organisé un grand pic-nic de famille dans le jardin de cette maison, occasion pour nous de la revoir une dernière fois avant qu’elle ne change de propriétaire.
Cette maison, c’était la maison de Meudon de mes grands-parents, celle dans laquelle mon père, mes oncles et tantes ont passé leur jeunesse. Celle dans laquelle nous venions fêter Pâques, ou Noël, et célébrer nos anniversaires.
Je me souviens comme nous aimions venir ramasser les noisettes à l’automne, dormir dans la chambre Dame-pipi, passer une tête dans le bureau de Grand-Père pour admirer la peau de panthère, ramenée d’Indochine, jouer dans la petite cabane et s’en échapper par la trappe en faisant semblant de ne pas avoir peur de toutes les toiles d’araignées qui se prenaient dans nos cheveux.
Je me souviens des grands repas dans la salle à manger toujours un peu sombre, des couverts super lourds et du poulet au citron.
Je me souviens du café, pris au salon, quand on pouvait tremper notre sucre dans la tasse des grands, et des fauteuils qui piquaient les fesses à travers les collants.
Je me souviens de l’odeur du savon Roger-Gallet, dans la salle de bain de ma grand-mère.
Et la vidéothèque géante, dans laquelle on empruntait une montagne de cassettes de vieux films, d’où notre passion pour Jean Marais dans Le Capitan et Belmondo dans Cartouche.
Je réalise la chance que j’ai, d’avoir autant de beaux souvenirs familiaux. Quitter cette maison c’est une page qui se tourne, une belle page, mais je ne suis pas d’un naturel nostalgique, je pense que lorsqu’une page se ferme, c’en est une autre qui s’ouvre, et même si je chéris ces souvenirs, j’ai trop hâte de profiter de la nouvelle pour pleurer l’ancienne. Je ne la pleure pas, mais je la garde dans ma tête.
Samedi, nous avons profité du pic-nic pour vider la cave de la maison, les malles, livres, bibelots et cadres anciens se sont entassés dans le jardin.
La malle en premier plan de cette photo était celle de ma grand-mère, lorsqu’elle était Rochambelle pendant la seconde guerre mondiale, un souvenir très fort pour la famille.
Ci-dessus quelques ancêtres qui respirent la joie de vivre 😀











