Entendons-nous bien : je suis une véritable FAN des Sister Act en film, le 1 et le 2. Avec mes 3 soeurs, ce sont nos films fétiches (ex eaquo avec « A tout jamais »), je pense que nous avons du les regarder environs douzemilletroiscentcinquantequatre fois, nous avons même réécrit l’intégralité des dialogues pour les apprendre par coeur. Surtout le 2 « Franckey hé ho ». AHAH j’adore !
Bref, partant de ce postulat, c’est dans l’hystérie la plus générale que nous avons accueillis l’arrivée du musical de Broadway à Paris. Enfin ! Nous allons pouvoir VOIR de nos yeux voir, interpréter le merveilleux « I will follow him » (je mets les liens pour les gens qui veulent se faire plaiz) ou le parfait « Oh Maria« . Les billets n’ont pas mis longtemps à être achetés, et la date fixée.
Première déception : nous apprenons qu’aucun des titres du film n’est repris dans la comédie musicale. BON.
Deuxième déception : nos parents qui sont allés le voir avec leurs amis nous informent que (je cite) « c’est nul ». BON.
Qu’à cela ne tienne ! Nous, on est des vraies fans, on va ADORER, pensons-nous. C’est donc pleines d’espoir et dans la bonne humeur que nous prenons place rangée JJ, en corbeille, Théatre de Mogador, dimanche 27 janvier 2012 à 15h.
Je vais commencer par les points positifs :
– la chanteuse qui chante le rôle principal (Dolorès Van Cartier) a une très belle voix et une belle présence scénique.
– les rôles de soeur Marie-Patrick et soeur Marie-Robert sont assez bien interprétés aussi.
– il y a une ou deux mélodies à peu prés entrainantes qui vous « réveillent » pile poil au moment ou vous menaciez de (rayez la mention inutile) : vous enfuir / vous endormir / vous mettre à hurler « MAIS TA GUEULE » dans la salle.
je vais continuer avec les points négatifs :
– ça.n’est.pas.drôle. ça ne serait un problème si, malheureusement, ça n’essayait pas, bien laborieusement, de l’être. Tout le spectacle est rythmé de « blagues » poussives et lourdingues du genre « vous me faites jeûner ? Mais c’est Noël ma mère ! » (Noël Mamère AHAHAH comme c’est spirituel) ou bien « notre père à tous va venir nous écouter chanter! » « le Père Noël ? » » mais non ! le Pape ! »
Hurlages de rires dans la salle.
Perplexité familiale en mode :

– Au même titre que l’humour, les gags sont… mauvais. Hé oui, on ne nous épargne MÊME PAS le gag du policier qui veut s’assoir sur le coin de son bureau, qui le manque et tombe à la reverse. Mon Dieu, j’étais affligée.
– Les personnages sont caricaturaux : La meneuse de revue écervelée, le prête qui ne pense qu’à remplir les caisses de église, le policier nigaud et transpirant (« Eddie la sueur » dont le rôle consiste essentiellement à lever les bras pour découvrir des auréoles de sueurs qui font hurler de rire des spectateurs décidément bien indulgents), et les nonnes, forcément aussi niaises que si elles étaient nées dans un couvent et n’en étaient jamais sorties.
Je m’explique : bien-sûr que le principe de Sister Act c’est d’être caricatural, mais je trouve la caricature du film beaucoup plus fine et intelligente. Là c’est juste exaspérant.
– Au bout de 3 chansons, vous avez entendu toutes les mélodies, le reste n’est que ré-interprétation avec de nouvelles paroles.
– Si les titres interprétés avec des choeurs sont assez sympathiques, les solos brillent par leur nullité. Notament ceux de la Mère Supérieure qui se demande toutes les 10minutes si oui ou non Dieu a entendu ses prières. Comment dire : BORING.
– On a bien souvent l’impression d’être dans la parodie de Gad Elmaleh avec des dialogues chantés du genre « pourkoouuaaaa vous faiiites çaaa ? »
Bref, c’était pas possible ce spectacle. Heureusement on se marrait bien entre nous à imiter le rire des gens qui trouvaient ça drôle. (les pestes).
Bon je n’ai pas trouvé ça aussi EXASPERANT que les Voca People, faut pas déconner ! Mais bon, quitte à aller voir un truc merdique, autant aller se taper des barres en allant voir Matt Pokora dans Robin des Bois. (ou pas)









