En voilà un bouquin qu’il est bien !
Il y a 1 mois, j’ai vu un article sur ce livre faire la Une Littérature d’Hellocoton, j’ai été emballée, 3 minutes plus tard je le commandais sur Amazon.
C’est amusant parce que, c’est complètement par hasard que je l’ai commencé 2 jours apres avoir terminé Autant en Emporte le Vent.
La couleur des sentiments, c’est l’histoires de 3 femmes, à Jackson, Mississipi, dans les années 60, à l’époque ou la ségrégation raciale atteint son point culminant dans les états du Sud.
3 femme, une jeune femme Blanche, d’origine bourgeoise, deux femmes Noires, bonnes depuis des années au services de familles bourgeoises de Jackson.
Une époque et un Etat où Noirs et Blancs n’avaient pas le droit de se marier, de manger dans les mêmes endroits, d’aller dans les mêmes écoles, d’utiliser les mêmes toilettes,etc… la liste est longue.
La jeune femme Blanche et les bonnes Noires (je mets des majuscules parce que c’est ainsi dans le livre, parce que dans ce contexte, leur couleur les defini bien plus que leur nom), se lient d’amitié et décident d’écrire un livre de témoignage sur la vie des bonnes dans les familles Blanches. Ce qui est loin d’être sans risque.
C’est impressionnant de se dire que exactement 100 ans après la guerre de Secession et l’abolition de l’esclavage, les Etats du Sud n’avaient pas encore tourné la page, et que le Ku Klux Klan punissait la nuit les Noirs qui « manquaient de respect » (aka « utilisaient les WC de ») aux Blancs.
C’est impressionnant de se dire que les femmes de 25ans qui traitent les Noirs comme de gens niais bêbêtes, ont l’age de nos grand-mères, et que tout ce la n’est finalement pas si loin.
Tout au long du livre, on passe du « monde » des Noirs, à celui des Blancs. Du point de vue des Noirs, à celui des Blancs. On s’attache aux personnages, on dévore le livre tant on est captivé, interessé, pris par le suspense de l’intrigue, touché par les protagosnistes, amusé par le ton toujours légèrement humoristique.
Plus de 500 pages dévorées en 1 week-end, je crois que ça parle tout seul !
A lire donc !








