Punaise.
Je crois qu’il y a un moment où je suis OBLIGEE de faire quelque chose contre l’inculture des gens.
Gens, écoutez-moi, je ne vais pas le répeter 30 fois : La petite maison dans la prairie, c’est un LIVRE, bordel.
Nan mais c’est fou, quand-même, le nombre de personnes qui ignorent cela, et qui sont persuadées que la famille Ingalls n’est que la niaise et moralisatrice famille d’une série américaine périmée !
ça me met en rogne ! oui ça me met en rogne parce que cette série a complètement transformé la vraie histoire de cette vraie famille.
ça me met en rogne parce que tout le monde devrait savoir que les Ingalls, n’ont pas à être la risée de tous, mais plutôt notre modèle.
Je me souviens du jour ou ma mère m’a acheté le premier tome, je m’en souviens parfaitement, avec mes frêres et soeurs nous étions en train de regarder pour la 50ieme fois au moins, une cassette de « Sébastien parmi les hommes ».
Je devais être en CM1, et je l’ai dévoré ce livre, tout comme j’ai dévoré les 8 autres tomes de cette fascinante autobiographie.
Comme j’ai aimé découvrir la vie, rude et ingrate des pionniers américains ! Comme je me suis identifiée à cette petite Laura, agée de 5 ans lorsqu’avec sa famille, elle monte dans un chariot baché, et quitte les grandes forêts du Winsconsin en direction de l’Ouest !
Et quel modèle pour nous tous que cette famille, partant à l’aventure, toujours confiante dans l’avenir, ne baissant jamais les bras malgré les longs hiver les laissant presque morts de faim, les incendies, les indiens.
Non, les Ingalls ne se sont pas installés un jour dans une maison en planches de bois et pouf, la vie fut belle !
Non, la petite Laura, et sa soeur Marie qui devient ensuite aveugle, vécurent un an en territoire Indien, puis durent partir, puis s’installèrent encore un ou deux ans, au bord du ruisseau Plum, puis, suite à un nuage de sauterelle, ruinées, du repartir, toujours plus à l’Ouest. Tantot sur les traces du chemin de fer, pour que Charles, le père ait un emploi, tantot vers de vertes prairies, dans l’espoir d’y trouver une terre fertile.
Non Charles Ingalls n’est pas un crétin moralisateur. Charles Ingalls est un de ces hommes forts et courageux dont chacun devrait s’inspirer.
Ces gens forcent le respect.
Je serai toujours reconnaissante à Laura Ingalls Wilder, d’avoir un jour décidé de prendre la plume, et de raconter sa vie, riche et passionnante, de raconter le quotidien de ces pionniers, qui a bercé ma jeunesse.
Je n’ai découvert la série télévisée que bien après, et même si comme bien des petites filles, j’ai adoré, j’ai toujours regretté qu’ils nomment cette famille « Ingalls », dénaturant ainsi la vraie histoire, d’une vraie famille.
Tenez, regardez la vraie tête de Laura Ingalls :

Je ne vous raconte pas simplement cela pour le plaisir de taper une crise existentielle sur un sujet dont tout le monde se fiche, je vous raconte ça parce que j’ai vu que ressortait une édition style « vintage » de cette belle autobiographie. C’est l’occasion rêvée pour l’offrir à Noël !
Que tout ceux qui ont des filles de 7 à 12, jettent Dora et les Barbies à la poubelle et foncent !

Bon week end !











