Au terme d’une traversée du désert de 7h en voiture, sur une route plus que chaotique et souvent partiellement recouverte de sable (Trajet coupé d’une pause déjeuner dans une chaïkhana au cours de laquelle j’ai plongé mon pied jusqu’à la cheville dans ce qui me semblait être la terre ferme, mais qui s’est avéré être en réalité le tout-à-l’égout à la fois de la cuisine et des toilettes…) (vous m’excuserez mais je n’ai pas immortalisé en photo cet épisode fort en Sploutch ) nous arrivons enfin à Boukhara.
Quelle différence avec Khiva ! Ici tout bouge, vit, s’éclaire. Notre B&B très accueillant se trouve sur le bord de la place centrale : un bassin entourée d’une multitude de Chaïkhana légèrement « touristisées » mais ou l’on a tout de même à chaque repas le plaisir de déguster ses laghman en observant du coin de l’oeil les us et coutumes des famille Ouzbek installées sur les tapchan environnantes.
Un bol de laghman bien grasses
Nous avions prévu de rester 3 ou 4 jours à Boukhara, mais tombés sous le charme de cette ville et pris de contagions par la langueur qui semble habiter les gens de ce pays, nous y restons finalement 5 jours.
A Boukhara, l’aprés-midi la chaleur dépasse les 45°C, impossible donc entre 14h et 18h de rester debout en plein soleil. Nous adoptons donc un rythme fait de visites le matin, entre 9h et 14h, puis d’après-midi passées à lire à l’ombre de la cour du B&B, nous ressortons le soir regarder les beaux monuments éclairés par le soleil couchant.
Nous commençons par la visite de la citadelle de l’Ark, gigantesque citadelle des Khans et Emirs qui se sont succédés à Boukhara au cours des siècles. Malheureusement les 3/4 de la citadelle ont été détruits par un bombardement des bolchéviques en 1920. Seul un quart de la citadelle est ouvert à la visite, mais en suivant un homme qui nous promet une vue « choquante choquante » et en donnant un bakchich au policier de garde, nous finissons par passer une grille et accéder, seuls, au champ de ruine qui compose le reste de la citadelle.
La citadelle de l’Ark vue de l’extérieur
Quelques soums et la porte s’ouvre comme de par magie
Vues de Boukhara depuis les ruines
Dans les jours suivant, nos pas nous mènent devant de nombreuses medersas et une foule de mosquées et sanctuaires. Il faut savoir qu’entre le 10ième et le 12ième siècle, Boukhara était un centre religieux de l’Islam d’une influence comparable à celle du Caire ou de Bagdad à la même époque.
Mosquée de Juma (mosquée du vendredi, encore en activité)
Sanctuaire Trochou (dont je ne sais plus le nom)
Nous revenons plusieurs fois admirer le spendide ensemble Kalon. Composé d’une medersa faisant face à une immense et majesteuse mosquée, à côtée de laquelle se trouve un des plus hauts minarets d’Asie Centrale (on le voit bien sur les photos de la vue de la ville, ci dessus).
La cour intérieure de la mosquée Kalon
L’artisanat de cette ville est trés riche, en particulier concernant la céramique. Les services à thé sont tous plus beaux les uns que les autres, et les petites vendeuses de rues sont si charmantes que nous ne résistons pas longtemps et craquons pour un ensemble de théière, bols et plats dans les tons bleus.
Profitant de nos aprés-midi de repos, nous avons pu trouver un chauffeur de taxi pour nous emmener à Samarcande en faisant un détour d’une nuit dans un camp de yourte. Mais ce billet est déjà bien trop long et vous devez être nombreux à déjà avoir décroché. Alors la suite sera pour plus tard !













