Je passe sur la première journée à Taschkent, capitale de l’Ouzbekistan, ville soviétique sans âme et fourmilière à policiers (4 contrôles visa en une après-midi) dont le principal charme à été pour moi son immense Bazar Chorsu. Je reviendrais peut-être rapidement dessus dans un billet plus tard, car il me tarde de vous parle de la belle Khiva.
Une cité à laquelle on pourrait sans hésitation adresser le fameux dicton « sois belle et tais-toi » tant son centre historique Itchan Kala, ancienne étape des caravaniers avant la traversée du désert est à la fois magnifique et tristement silencieuse.
Vidée de ses habitants pendant l’ère soviétique afin d’en faire une ville-musée, Itchan Kala retrouve peu à peu sa vie depuis quelques années mais est encore bien loin de retrouver la vie qui fut la sienne.
Une citée fortifiée donc, au centre de laquelle nous avons passé 3 jours, dans le charmant hotel Islambek, dans laquelle nous avons flané durant des heures, gouté notre premier plov, musardé à l’ombre de petites chaïkhana (maisons de thé) confortablement installés sur nos tapchan (table basse surélevée garnie de coussins)

Entrée principale d’Itchan Kala

Bazar à l’extérieur de la cité, le long des murailles

Une des nombreuses médersa de la vieille ville

Femmes à ombrelle dans les ruelles d’Itchan Kala

Le produit de l’été : La pastèque, on en trouve à tous les coins de rue. Enormes, sucrées, fameuses.

Une tapchan où il fait bon lézarder en sirotant un thé vert ou une bière Sarbast aux heures les plus chaudes.

Et bien-sur le fameux monosourcil, qu’on ne croise que très rarement

Itchan Kala du haut des murailles au coucher du soleil
Si le belle Khiva n’est plus maintenant qu’une petite bourgade à 20 km de la grosse ville moche et déprimante d’Ourgench, elle n’en reste pas moins une perle magnifiquement conservée qui permet au voyageur d’imaginer à quoi pouvait ressembler la vie à l’époque des caravaniers de la route de la soie.
Aprés ces 3 jours à Khiva, nous partons en taxi (rentable à 4) à travers le désert du Kizil Koum en direction de Boukhara. Mais je vous raconterais cela dans un prochain billet. (edit : ça y est, il est en ligne)







