Il y a une chose que me frustrera toujours, et à laquelle je ne puis rien.
C’est une fatalité, contre laquelle je me suis battue. Et contre laquelle je me bats encore au quotidien.
C’est un cailloux dans mon soulier (Private joke : « comment peut-on aimer un cailloux dans son soulier ? »), un poids sur mon épaule, une épée de Damoclès sur ma tête, un cailloux sur mon cœur.
Chaque jour j’en prends un peu plus conscience, chaque jour j’en souffre, chaque jour est comme un coup de couteau dans ma poitrine, la plaie est là, ouverte, béante… et je n’y puis rien.
A moins peut-être de subir une opération pour corriger cette terrible erreur de la nature, mais voyez-vous je me suis déjà fait recoller des oreilles quand j’avais 10ans, et je ne veux pas re-subir une opération de chirurgie esthétique. Je risquerais d’y perdre mon âme, et qui je suis.
Oui voila, je vais vous dire quelle est cette frustration terrible et inéluctable :
Je chante faux.
Et pour citer l’Homme :
« C’est pas que tu chantes faux, c’est que tu chantes vraiment faux »

La Castafiore, c’est moi. J’adore chanter, je chante tout le temps, mais les gens ne reconnaissent jamais ce que je chante. Et me demandent de me taire.
Le truc terrible quand vous chantez faux, c’est que votre oreille n’est pas juste. Ce n’est pas forcément un problème de voix, mais d’oreille. Donc vous pensez que je vous chantez juste.
Moi, quand je chante, je trouve ça beau. Canon même.
Mais apparement le gens qui m’entourent n’ont pas la même notion du Beau.







